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Sunday, March 3, 2013

Guerre économique, temps durs et idées molles


La France, qui dispose pourtant d’un fantastique potentiel en matière d’innovation et de créativité, se trouve aujourd’hui littéralement paralysé par la pensée convenue, qui inhibe au quotidien les raisonnements et les comportements. De fait, si nos entreprises veulent reprendre la main dans la guerre économique, elles doivent d’abord commencer par penser et agir autrement. Quand les temps sont durs, il faut en finir avec les idées molles. D’où le recours à l’influence.
En compagnie d’Alain Juillet, ancien Haut Responsable à l’Intelligence économique auprès du Premier ministre,« Communication & Influence » a proposé à Ludovic François, professeur à HEC et directeur de la Revue internationale d’intelligence économique, une réflexion de fond portant sur les stratégies d’influence face à la pensée convenue. Découvrez-la, et vous verrez en quoi l’influence constitue, pour les Etats comme pour les entreprises, une arme de choix dans la guerre économique.

Thursday, February 14, 2013

Les auteurs d'un livre sur Poutine publié aux USA tentent de détruire les stéréotypes


Le nouveau livre sur le président russe Vladimir Poutine, sorti aux Etats-Unis en février, dévoile à l'Occident les objectifs et les priorités internes du dirigeant russe : les auteurs disent s’être efforcés d'éviter les stéréotypes courants et d'analyser l'influence des événements historiques sur la formation de la personnalité de cet homme politique.
Le livre Mr.Putin: Operative in the Kremlin("Poutine, un agent au Kremlin") a été écrit par Fiona Hill et Clifford Gaddy, experts américains sur la Russie et membres du Club international de discussion Valdaï.Clifford Gaddy de Brookings Institution et sa co-auteure Fiona Hill ont voulu faire cette étude car ils sentaient le besoin d'effectuer un nouveau travail dépourvu de stéréotypes répandus.

"Avec le prisme de la réflexion occidentale et en voulant coller une étiquette sur tout, certains chercheurs et médias occidentaux qualifient Poutine d'autocrate et de néo-soviétique, disent que toutes ses décisions peuvent être expliquées par son passé d'agent secret, etc. C'est une vision très réductrice. Nous voulions offrir une compréhension plus complexe de sa personnalité en expliquant ce qu'il pense et surtout pourquoi", a déclaré Clifford Gaddy dans une interview accordée à RIA Novosti.........................


Monday, February 11, 2013

Gagner une guerre aujourd'hui- Colonel Stéphane Chalmin (dir.)


Gagner une guerre aujourd'hui est la réunion des réflexions de dix-neuf praticiens et experts, civils et militaires, Français ou étrangers, sur le thème du rapport entre les démocraties modernes, la France en particulier, et la guerre dans le monde de l’après-Guerre froide. Ce travail de longue haleine est l’œuvre du colonel Stéphane Chalmin, actuel chef de corps du Centre militaire de formation professionnelle de Fontenay-le-Comte, et dont il faut saluer la persévérance.

Le projet du colonel Chalmin, était « d'analyser un paradoxe : les armées gagnent des batailles mais les résultats diffèrent des objectifs fixés par les différentes parties. C'est une façon de questionner le rôle de l'Etat qui dispose d'un outil mais dont la volonté finale reste fluctuante. Pour qui, pourquoi nous battons-nous? Au final, les guerres donnent l'impression de ne pas pouvoir être gagnées ».

Le résultat, comme il est possible de le constater en lisant le sommaire, est riche et varié. Il précède évidemment l’opération actuelle au Mali dont le contraste avec la manière dont les opérations étaient conduites depuis la fin de la guerre froide témoigne justement du bien-fondé des doutes qui y sont souvent exprimés.

Ce qui me font l’amitié de me lire sur ce blog reconnaîtront les idées que j’y expose dans un article qui reprend une conférence donnée il y a deux ans et qui m’avait valu les foudres de ma très haute-hiérarchie. J’osais dire, à l’époque, que les réformes en cours dans les armées avaient un objet purement  économique et qu’elles pouvaient engendrer des coûts humains qui compenseraient sans doute les quelques gains budgétaires obtenus en supprimant des dizaines de milliers de postes et en « rationalisant» à tous crins.