Yves Bataille bonjour, pourriez vous vous présenter aux lecteurs de La Voix de la Russie qui ne vous connaissent pas ?
Je suis un citoyen français ayant décidé en 1993 de m’installer en Serbie pour mener la lutte d’indépendance nationale et continentale à partir de l’Est de l’Europe. Le fait que ma femme soit serbe n’est pas la cause de mon engagement du côté des Serbes mais en est plutôt une conséquence. Je précise cela parce que cette affirmation revient souvent chez des gens qui ne me connaissent pas. J’ai vécu une partie de la guerre yougoslave comme les bombardements de l’OTAN en 1999, vu de près certains évènements de Bosnie et du Kosovo. Je puis donc témoigner de ces faits en connaissance de cause et les mettre en perspective pour leur donner un sens. Ainsi, la guerre yougoslave n’a été ni une guerre ethnique ni une guerre religieuse comme on le prétend, mais la première phase des « guerres humanitaires » du monde unipolaire consécutif à la fin de l’Union Soviétique et leur « laboratoire ».
Comment avez-vous été contacté par la défense de Radovan Karadžić, comment vous connaissaient-ils et que pensaient-ils que vous puissiez apporter au dossier ?
Le cercle qui défend Radovan Karadžićà Belgrade et à Banja Luka me connaissait. Cela date de la guerre en Bosnie. Quand Radovan Karadzic a été déporté à La Haye j’ai dit que j’étais prêt à témoigner en sa faveur s’il le désirait et quand son avocat, maître Robertson, me l’a demandé, j’ai aussitôt accepté. Une semaine après la chute de l’enclave de Srebrenica, je me trouvais en effet dans le bureau de Karadžić à Pale, à ce moment-là capitale de la Republika Srpska, près de Sarajevo. Ce jour-là, Karadžić a reçu devant moi un fax en provenance de l’enclave musulmane indiquant que l’évacuation des populations civiles s’était déroulée correctement. Portant en-tête et tampon des Nations Unies, la télécopie était signée des trois parties alors en présence, le représentant musulman de la ville, le négociateur serbe et un responsable de l’ONU. Quand je suis allé à Paris quelques jours plus tard, j’ai publié ce document dans un hebdomadaire national avec un commentaire au moment-même où commençait le tohu-bohu médiatique sur le « massacre de Srebrenica ». Ce document devait être porté au dossier de la défense et servir de base à mon témoignage.
Comment est le TPIY de l’intérieur?
Sinistre. Entouré de grilles. Avec des sas de sécurité et des gardes armés. Scheveningen est le port de La Haye, sa partie côtière. J’ai été conduit dans l’enceinte du tribunal par un véhicule de l’ONU. Le témoin attend dans une petite pièce puis est conduit dans la salle d’audience. On peut voir cette salle dans les vidéos du tribunal. Ce dernier se trouve dans une zone d’organismes internationaux comme l'Organisation pour l'Interdiction des ArmesChimiques(OIAC), le World Forum et d’autres organismes de la « gouvernance mondiale ». Centre de détention pour les résistants hollandais pendant l’occupation allemande, la prison de Scheveningen, elle, est située à la périphérie de la ville. Au passage on peut remarquer que Maëstricht et Bilderberg se trouvent aussi en Hollande. Le groupe de Bilderberg fut créé naguère à l’hôtel du même nom dans la localité d’Oosterbeek. Entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ce pays protestant et maritime semble avoir été conduit à jouer un rôle privilégié dans le projet mondialiste.
En France, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l’aspect non légal (d’un point de vue juridique) de ce TPI et surtout de ses méthodes de fonctionnement : l’édiction de ses propres décrets de fonctionnement, son financement par des pays n’étant pas des démocraties ou encore le fait que des témoins anonymes aient le droit de s’exprimer. Quelle est votre opinion à ce sujet ?
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