Tuesday, January 15, 2013

Peut-on penser l’inconcevable pour que le pire ne soit jamais certain ?


Tous les quatre ans, le National Intelligence Council (NIC), organisme de l’Administration américaine qui chapeaute les 17 agences chargées du renseignement, présente sa vision de ce que pourrait être le monde dans vingt ans. On n’y porte pas assez d’attention et c’est regrettable car celui de 2004 avait déjà annoncé, avant la crise, l’émergence des pays neufs et les difficultés européennes.
Son dernier rapport « Global trends 2030 ; Alternative worlds » rendu public le 10 décembre dernier à Washington a donné lieu à une conférence d’explication organisée en partenariat avec le Centre de prospective Atlantic Council. Il serait judicieux pour nos dirigeants politiques et chefs d’entreprises de prendre connaissance et de s’imprégner de ce rapport. Il s’agit, assurément, d’un remarquable document de synthèse dans lequel chacun trouvera un trésor de faits et d’exemples judicieusement choisis ainsi que d’analyses et de perspectives stratégiques du plus haut niveau.
Quels sont les points majeurs et les chemins critiques que nous pourrions utilement mettre à profit en terme d’intelligence économique ? Dans son introduction l’auteur du rapport, le Dr Matthew J. Burrows, met d’abord l’accent sur ce qu’il appelle « la certitude relative » des tendances lourdes qui d’après Global Trends 2030 sont en train de façonner le futur. En premier lieu dit-il, parce qu’imaginer le futur comme différent du présent est si incompatible avec notre mode conventionnel de pensée que nous générons nous-mêmes de la résistance à le faire. Il est vrai que la résistance au changement évolutif étant déjà générateur de blocage dans notre pays on ne peut s’attendre à une adhésion spontanée face à un saut dans ce qui peut sembler l’inconnu. Et pourtant…..

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