Faire d'une faiblesse une force. En renversant la table dans un discours inhabituellement matinal d'une grosse demi-heure, le Premier ministre a rempli un de ses objectifs : se dégager de la pression des eurosceptiques de son parti. Des eurosceptiques particulièrement puissants : ils étaient ultra-majoritaires chez les "backbenchers" - les députés tellement enracinés dans leur circonscription qu'ils n'ont plus besoin de l'étiquette et du soutien financier de leur parti pour se faire réélire.
Des vieux routiers du Parlement à la parole donc très libre et désormais satisfaits, à en croire leurs premières réactions sur Twitter: un référendum pour ou contre le maintien dans l'Europe, c'est pour beaucoup la promesse qu'ils attendaient depuis longtemps. Voilà qui va également, à écouter les premiers commentateurs, couper l'herbe sous le pied au concurrent du parti conservateur, l'UKIP, le très à droite parti eurosceptique. Et libérer David Cameron pour la seconde moitié de son mandat : fini le serpent de mer de l'euroscepticisme, tout le monde sait maintenant outre-Manche que la question va être tranchée.
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