Deux nouvelles d’une inégale importance, sont venues troubler la sérénité des marchés et des opérateurs financiers dans la Zone Euro.La première fut l’annonce, par les membres du Comité bancaire de Bâle, d’un assouplissement important des règles du futur accord dit « Bâle-III » et qui devait entrer prochainement en vigueur. La seconde a été la forte dépréciation du Yen japonais, avec l’indication que ce mouvement allait probablement se poursuivre dans les semaines à venir.
La première nouvelle fait certes plaisir aux banquiers, mais elle soulève un tollé d’indignation par ailleurs. Elle n’est rien de moins qu’une capitulation en rase campagne devant les demandes des banques. L’accord dit « Bâle-III » prévoyait un contrôle des bilans bancaires et une forte hausse des provisions par les établissements bancaires pour faire face à des problèmes potentiels. L’impact de ces mesures sur les profits bancaires était important, et c’est pourquoi les banques contestaient de manière véhémente cet accord.
La situation actuelle leur a offert sur un plateau d’argent un argument décisif. Elles ont indiqué qu’une hausse de leurs provisions ne pourrait qu’aggraver le mouvement de contraction du crédit que l’on connaît depuis dix-huit mois. Car, et c’est là l’un des paradoxes de la situation actuelle, si les taux de refinancement offerts par les Banques Centrales sont bas, si la liquidité est abondante en réalité, les clients privés des banques, les ménages comme les entreprises, sont quant à eux confrontés à des politiques très restrictives. Ainsi en est-il, par exemple, du crédit à l’immobilier.
Les taux d’intérêt sont techniquement bas. Mais, les banques multiplient les garanties qu’elles exigent de leurs clients. Le résultat est que l’on a de manière simultanée une baisse des taux et une baisse de l’encours des crédits. Le même phénomène touche les entreprises et les banques font désormais des difficultés non seulement pour des crédits à relativement long terme mais aussi pour le crédit à trois ou six mois, soit le crédit qui assure la liquidité immédiate de l’entreprise...........
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La première nouvelle fait certes plaisir aux banquiers, mais elle soulève un tollé d’indignation par ailleurs. Elle n’est rien de moins qu’une capitulation en rase campagne devant les demandes des banques. L’accord dit « Bâle-III » prévoyait un contrôle des bilans bancaires et une forte hausse des provisions par les établissements bancaires pour faire face à des problèmes potentiels. L’impact de ces mesures sur les profits bancaires était important, et c’est pourquoi les banques contestaient de manière véhémente cet accord.
La situation actuelle leur a offert sur un plateau d’argent un argument décisif. Elles ont indiqué qu’une hausse de leurs provisions ne pourrait qu’aggraver le mouvement de contraction du crédit que l’on connaît depuis dix-huit mois. Car, et c’est là l’un des paradoxes de la situation actuelle, si les taux de refinancement offerts par les Banques Centrales sont bas, si la liquidité est abondante en réalité, les clients privés des banques, les ménages comme les entreprises, sont quant à eux confrontés à des politiques très restrictives. Ainsi en est-il, par exemple, du crédit à l’immobilier.
Les taux d’intérêt sont techniquement bas. Mais, les banques multiplient les garanties qu’elles exigent de leurs clients. Le résultat est que l’on a de manière simultanée une baisse des taux et une baisse de l’encours des crédits. Le même phénomène touche les entreprises et les banques font désormais des difficultés non seulement pour des crédits à relativement long terme mais aussi pour le crédit à trois ou six mois, soit le crédit qui assure la liquidité immédiate de l’entreprise...........
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