Et cela continue. Comme si la liste des avanies infligées par le groupe MITTAL aux salariés de Florange ne suffisait pas, il faut que ce dernier achève de ridiculiser le gouvernement français et son Premier ministre ! Le groupe MITTAL vient d’annoncer le retrait du site de Florange pour le projet ULCOS, soutenu par la Commission Européenne. Ce n’est qu’un camouflet de plus, mais il met cruellement en lumière les mensonges du Premier ministre, hier soir, sur France-2.
L’accord avec MITTAL garantit qu’il n’y aura pas de licenciements ? À la bonne heure ; quand on regarde l’accord on voit que MITTAL prévoit plusieurs centaines de mises à la retraite anticipée et n’exclut pas des « départs volontaires ». Tout cela rappelle le plan social le plus traditionnel.
Le groupe MITTAL se serait engagé sur 180 millions d’euros d’investissements ? On apprend que 127 millions sont programmés pour des opérations de maintenance, nécessaires en tout état de cause, que seuls 53 millions peuvent être considérés comme des « investissements stratégiques ».
Il n’y aurait pas eu de repreneur ? ici encore Jean-Marc Ayrault prend ses aises avec la vérité des faits. Bernard Serin de Cockerill Maintenance était bien sur les rangs, et, derrière lui, le groupe russe SEVERSTAL, intéressé de longue date par l’acquisition d’ARCELOR, et qui avait été évincé en 2006 par MITTAL. Cela impliquait de réaliser une opération non seulement sur la partie « chaude » et la partie « froide » su site de Florange, mais d’y associer les autres établissements d’ARCELOR-MITTAL en France très probablement. Mais, une telle opération impliquait un plan stratégique pour la sidérurgie en France. Et de cela, en réalité, le Premier ministre et les libéraux du gouvernement ne veulent sous aucun prétexte.
Une nationalisation de Florange aurait coûté à l’État 1 milliard d’euros ? C’est, encore une fois, une contrevérité. La présence d’un repreneur assurait à l’État la possibilité de revendre les installations. La solution d’une participation dans une société d’économie mixte avec les repreneurs aurait été aussi possible. Dans tous les cas, les sommes dépensées auraient été nettement inférieures au milliard lancé à la cantonade par le Premier ministre
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