Wednesday, November 20, 2013

Syrie: Washington propose de détruire les armes chimiques dans la mer

MOSCOU, 20 novembre - RIA Novosti

Plusieurs pays ayant refusé de détruire les arsenaux chimiques syriens sur leur sol, les Etats-Unis ont proposé de le faire dans les eaux internationales via un navire dévolu à cela, écrit le New York Times se référant à des officiels américains. 
Selon un plan détaillé de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), toutes les substances susceptibles d'être utilisées pour la fabrication d'armes chimiques, à l'exception de l'isopropanol, seront évacuées de Syrie au plus tard le 5 février 2014. Toutefois, plusieurs pays qui s'étaient vus invités à détruire ces arsenaux sur leur sol ont refusé de participer à cette opération.  
Les sources du New York Times affirment que ce refus a poussé la communauté internationale à rechercher une alternative. Les Etats-Unis examinent deux scénarios possibles susceptibles d'être mis en place dans 75 jours seulement. 
Conformément au premier projet, les précurseurs des arsenaux chimiques seront détruits dans cinq incinérateurs installés à bord d'un navire flottant dans les eaux internationaux. L'opération en question prendra 60 jours au maximum. Les substances qui en résulteront ne représenteront aucun danger, indique l'interlocuteur de l'agence.  
La participation de compagnies, navires ou experts américains n'est pas prévue. Toutefois, les Etats-Unis se déclarent prêts à assurer la sécurité du navire et s'engagent à envoyer leurs bâtiments de guerre et chasseurs dans sa zone de localisation.  
Le second scénario prévoit le recours à un système mobile high-tech développé par le Pentagone afin de neutraliser les précurseurs d'armes chimiques. Par le biais de la combinaison entre de l'eau, d'autres substances et de la chaleur, l'équipement en question permet de transformer les précurseurs des armes chimiques en combinaisons ne pouvant plus servir à la fabrication des arsenaux en question. La durée de la mise en place de ce projet est estimée à 10 jours. 
Toutefois, le New York Times souligne que Washington continue à chercher un pays qui accepterait de recevoir sur son sol les plus de 1.000 tonnes de substances chimiques et de précurseurs déclarés par Damas.