Tuesday, July 9, 2013

L’âme du FSB

« D’un côté, nous luttons contre les criminels, de l’autre, nous devons traiter avec eux. De temps en temps, ils ont des problèmes. Et si ces problèmes nous menacent de la perte d’un agent, il faut que nous les résolvions. Au tribunal, tout le monde le sait : si nous intervenons pour quelqu’un, c’est que c’est véritablement nécessaire. Je considère que c’est juste. Qu’il vaut mieux que notre agent ne se retrouve pas au trou pour une bagarre d’ivrognes si, le lendemain, il nous donne un canal de trafic de drogue. C’est comme ça que travaillent tous les services spéciaux du monde.
Dans ce genre de liaisons dangereuses, l’essentiel est de se tenir, soi-même, à sa position de supériorité morale. Ton agent est efficace tant qu’il te respecte, tant qu’il voit que tu n’es pas comme lui. Mais si tu commences à toucher des dividendes de ta collaboration avec lui, tu cesses d’être une autorité pour lui, tu deviens un simple partenaire. Et pour les collègues de service, tu deviens une brebis galeuse. Dès que ça se sait, tous te blâment, et personne ne prend ta défense. C’est ce qui peut arriver de plus terrible, c’est ce dont, chez nous, on a véritablement peur................................