Tuesday, June 18, 2013

La lutte pour l'eau est lancée en Afrique

Les Etats situés en amont du Nil ont, pour la première fois, décidé de contester la domination pratiquement exclusive de l'Egypte sur ce fleuve, écrit le quotidien Kommersant du 18 juin 2013.
Six pays d'Afrique, sous l'égide de l'Ethiopie, ont décidé de lancer des projets d'irrigation et de barrages électriques sans en informer le Caire, profitant de l'instabilité en Egypte dont le contrôle de la principale artère fluviale d'Afrique a été instauré il y a plus de 80 ans. Le président égyptien Mohamed Morsi a déjà menacé de mettre un terme à la construction du plus grand barrage sur le Nil en Ethiopie par tous les moyens – y compris militaires.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohamed Kamel Amr s'est rendu en visite extraordinaire à Addis-Abeba. L'unique sujet de sa discussion avec son homologue Tedros Ghebreyesus était la construction du barrage de la Renaissance (Grand Ethiopian Renaissance Dam) en amont du Nil, près de la frontière soudanaise. L'Ethiopie a commencé de mettre en œuvre ce projet très prometteur pour son économie en 2011 – quelques semaines après le renversement du président égyptien Hosni Moubarak. Le barrage éthiopien, d'une puissance de 6 000 MW, est estimé à 4,2 milliards de dollars et si sa construction était achevée il deviendrait le plus grand barrage du Nil.
A Addis-Abeba, Mohamed Kamel Amr a rappelé que l'Ethiopie n'a toujours pas fourni les informations nécessaires aux spécialistes égyptiens de la commission compétente. D'après les documents signés en 1929 par l'Angleterre - qui a reconnu l'indépendance de l'Egypte - ainsi que l'accord entre l'Egypte et le Soudan de 1959, le Caire et Khartoum contrôlent 90% des eaux du Nil et tout projet des pays situés en amont doit être obligatoirement approuvé par l'Egypte et le Soudan, ainsi qu’être supervisé par une commission technique égypto-soudanaise.....................

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