Les Etats arctiques ont confirmé indirectement qu’ils n’entendaient pas admettre de nouveaux membres dans leur club. Il n’y a rien à partager en Arctique. Toutes les ressources naturelles ont été prospectées dans les zones économiques exclusives, ont constaté à l’unanimité les délégués des Cinq de l’Arctique à la conférence internationale à Oslo.
La présence russe n’était pratiquement pas ressentie en Arctique au début des années 2000, se souvient l’expert de l’Institut de recherche arctique et antarctique Vladimir Sokolov. Plusieurs pays ont entrepris en cette période les expéditions en vue de prospecter les ressources de la région, a dit l’expert à notre correspondant.
La situation a changé radicalement depuis 2003 lorsque les stations en dérive « Pôle Nord » ont repris leurs activités. Les résultats de plusieurs expéditions des navires de recherche de l’Institut arctique ont suscité une vague d’émotions au niveau international.
« Il n’y a rien à partager en Arctique. 95-97% des ressources prospectées sont concentrées dans les zones exceptionnelles des pays arctiques », a souligné au Sommet arctique le représentant russe Anton Vassiliev et il n’y a pas eu d’objections.
Au micro l’expert en droit de la mer de l’Institut d’Etat et de droit Vassili Goutzouliak :
Chacun des cinq Etats arctiques a les droits dans le secteur bien déterminé couronné par le pôle Nord. Il ne faut pas oublier que le régime du droit dans ce secteur est régulé exclusivement par les normes du droit international de la mer.
Les Cinq de l’Arctique ont adopté ces derniers temps toute une série de mesures en vue de raffermir leur droit prioritaire à la présence en Arctique. Ils ont adopté en 2008 la déclaration d’Ilulissat interdisant la révision du régime du droit international en vue d’assurer l’accès libre aux pays tiers. En 2011 huit participants au Conseil arctique ont signé l’Accord de coopération dans les opérations de sauvetage en Arctique ayant délimité pour chacun des cinq pays les frontières de leurs secteurs de responsabilité.
Les perspectives à court et à moyen terme sont bien déterminées. L’ambassadeur itinérant du ministère russe des AE Anton Vassiliev a souligné au sommet à Oslo que l’avenir de l’Arctique était fondé sur une vaste coopération internationale et un fort Conseil arctique. Sans commentaire.
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