Saturday, January 19, 2013

La City et les banksters de la honte


En Grande-Bretagne, le nombre de condamnations prononcées par la Financial Service Authority, régulateur du secteur, est passé, entre 2007 et 2012, de 22 cas et d’un montant total d’amendes de 5 millions de livres sterling à 53 cas et des amendes dépassant un total de 312 millions de livres. Et il ne s’agit là que des condamnations prononcées par la FSA. D’autres instances comme le Serious Fraud Office ou la police, notamment celle de la City, sont également actives dans le domaine et ont entamé des poursuites de leur côté. Selon le porte-parole de l’organisation, cette augmentation s’expliquerait par la hausse des moyens humains et légaux is à disposition de la FSA, une hausse décidée peu avant le début de la crise. La médiatisation des cas de fraudes et la colère citoyenne semblent cependant aussi jouer un rôle, comme le laisse suggérer la recrudescence des dénonciations anonymes.

L’affaire de blanchiment d’argent par HSBC a récemment défrayé la chronique. La banque britannique était accusée d’avoir laissé transiter, sur ses comptes américains, l’argent provenant de cartel mexicain de la drogue. Il lui était également reproché d’avoir fait des affaires avec l’Iran, pourtant sous sanction internationale. Pour mettre fin aux poursuites outre-Atlantique, elle vient d’accepter de payer 1,9 milliard de dollars aux autorités américaines. C’est également la violation du régime de sanctions imposées par les Etats-Unis contre certains pays, dont l’Iran, qui a valu à Standard Chartered une amende de 300 millions de dollars.

La palme de la fraude revient cependant à la manipulation, entre 2005 et 2010, du Libor et de l’Euribor. Douze banques au moins sont dans le collimateur des autorités européennes, américaines et asiatiques. Barclays est la première à avoir conclu un accord avec elles. Montant de l’amende: 450 millions de dollars, dont 59 millions de livres par le régulateur britannique, la FSA, et le reste pour les différentes instances américaines. C’est bien moins que les 1,5 milliard de livres, dont 160 millions infligés par la FSA, qu’UBS devra payer dans cette affaire. Et ce n’est que le début des valses d’amendes ou de résolutions suite à négociation. Les enquêtes sont toujours en cours pour les autres institutions en cause. Un accord serait en passe d’être conclu avec RBS.

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