Thursday, October 31, 2013

Une nouvelle arme secrète: un simple caillou qui nous vient de Lockheed!



La technologie a parcouru un long chemin depuis l’époque où nos lointains ancêtres se faisaient la guerre à coup de pierres, mais voilà que le caillou fait un retour remarqué dans l’arsenal des armes… de haute technologie.
Avait lieu la semaine dernière à Washington la réunion annuelle de l’Association of United States Army, une association professionnelle représentant l’Armée des États-Unis auprès des élus dans la capitale américaine et dans les communautés locales.
À cette occasion, Lockheed Martin a présenté la «roche-espionne» de son système de surveillance de haute technologie SPAN (l’acronyme de l’anglais «self-powered ad-hoc network»), un réseau de capteurs sans fil perpétuellement autoalimenté à l’énergie solaire qui peut exercer une surveillance continue pendant des années et tient dans ce qui ressemble tout simplement à un vulgaire caillou.
Le réseau SPAN, qui utilise de savants algorithmes pour repérer ce qui peut représenter un danger peut, par exemple, prévenir les ingénieurs responsables de la sécurité d’un pipe-line en cas de risque de bris ou alerter un drone de surveillance qui viendra voir de plus près ce qui cloche.
Lockheed dit de cette technologie qu’elle offre une couverture maximale à un coût minimal , les capteurs pouvant rester sur le terrain après y avoir été déposés plusieurs années sans entretien.
On les dépose et on les oublie, tout simplement, jusqu’à la prochaine alerte.
Lockheeed compte vendre ses «roches-espionnes» pour la surveillance, et la protection des frontières , la surveillance des pipelines et la sécurité du pont, entre autres choses.
Certes, la présentation publique de cette technologie est récente, mais, semble-t-il, les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël utilisent déjà de pareils dispositifs d’espionnage et une «roche-espionne» avait même explosé l’an dernier, tout près d’une usine d’enrichissement d’uranium iranienne soupçonnée d’être une pièce maitresse du programme nucléaire iranien, et possiblement du développement de l’arme atomique.
Toujours l »an dernier, l’ancien chef du personnel de l’ex-premier ministre Tony Blair, Jonathan Powell, a admis que le MI6, les services secrets britanniques, avait planté une «roche-espion» dans un parc de Moscou en 2006 pour «communiquer avec ses agents secrets».
La morale de cette histoire, si un jour vous croyez qu’il y un caillou «qui vous regarde de travers», vous n’aurez peut-être, pas tort.